EXERCICE 2 · 26-MATGEAG1

Comparer la croissance de deux forêts

Suites arithmétique et géométrique, recherche de seuil et lecture d’un tableur.

Barème officiel
8 points
Temps conseillé
50 min
Parcours
Sans spécialité maths
Mis à jour

Énoncé

On compte le nombre d’arbres de deux forêts où de nouveaux arbres sont plantés chaque année.

Partie A — Première forêt

Dans cette forêt, au 1er janvier 2010, on dénombrait 1 200 arbres.

On suppose que le nombre d’arbres augmente de 100 par an.

On modélise cette évolution par la suite (un)(u_n) où unu_n représente le nombre d’arbres dans cette forêt le 1er janvier de l’année 2010+n2010+n pour tout entier naturel nn. Ainsi, on a u0=1 200u_0=1\,200.

  1. Calculer u1u_1 et u2u_2. Interpréter u2u_2 dans le contexte de l’exercice.

  2. Exprimer un+1u_{n+1} en fonction de unu_n pour tout entier naturel nn. En déduire la nature de la suite (un)(u_n) et préciser sa raison rr.

  3. Exprimer unu_n en fonction de nn.

  4. D’après ce modèle, à partir de quelle année la forêt comptera-t-elle plus de 2 950 arbres ?

Partie B — Seconde forêt

Dans cette forêt, au 1er janvier 2010, on dénombrait 1 000 arbres.

On suppose que le nombre d’arbres augmente de 5 % par an.

On modélise cette évolution par la suite (vn)(v_n) où vnv_n représente le nombre d’arbres dans cette forêt le 1er janvier de l’année 2010+n2010+n pour tout entier naturel nn. Ainsi, on a v0=1 000v_0=1\,000.

  1. Calculer le nombre d’arbres au 1er janvier 2011.

  2. Déterminer la nature de la suite (vn)(v_n) et préciser sa raison rr.

  3. D’après ce modèle, on estime qu’au 1er janvier 2030, il y aura environ 2 653 arbres sur la parcelle. Quel terme de la suite a-t-on calculé ? Quel a été le calcul effectué ?

Partie C — Comparaison des évolutions

Grâce à l’extrait de tableur ci-dessous, on visualise le nombre d’arbres arrondi à l’unité dans les deux forêts.

nn00112233…\ldots2626272728282929
unu_n1 2001 3001 4001 500…\ldots3 8003 9004 0004 100
vnv_n1 0001 0501 1031 158…\ldots3 5563 7333 9204 116

Interpréter dans le contexte de l’exercice les résultats de la dernière colonne.

Voir la correction détaillée

Cette correction est proposée par le site. Elle ne constitue pas un corrigé officiel du ministère.

Partie A — Une augmentation constante

  1. Chaque année, 100 arbres sont ajoutés :

    u1=1 200+100=1 300,u2=1 300+100=1 400.u_1=1\,200+100=\boxed{1\,300}, \qquad u_2=1\,300+100=\boxed{1\,400}.

    Le rang 2 correspond à l’année 2010+2=20122010+2=2012. Ainsi, u2=1 400u_2=1\,400 signifie que la première forêt compte 1 400 arbres au 1er janvier 2012.

  2. Pour tout entier naturel nn :

    un+1=un+100.u_{n+1}=u_n+100.

    La suite (un)(u_n) est donc arithmétique, de premier terme u0=1 200u_0=1\,200 et de raison r=100r=100.

  3. Le terme général d’une suite arithmétique est un=u0+nru_n=u_0+nr. Donc :

    un=1 200+100n.\boxed{u_n=1\,200+100n}.
  4. On cherche le premier entier nn tel que un>2 950u_n>2\,950 :

    1 200+100n>2 950  ⟺  100n>1 750  ⟺  n>17,5.1\,200+100n>2\,950 \iff 100n>1\,750 \iff n>17{,}5.

    Le premier entier qui convient est n=18n=18, soit l’année 2010+18=20282010+18=2028. La forêt comptera plus de 2 950 arbres à partir du 1er janvier 2028.

Partie B — Une augmentation en pourcentage

  1. Une augmentation de 5 % correspond au coefficient multiplicateur 1,051{,}05 :

    v1=1 000×1,05=1 050.v_1=1\,000\times1{,}05=\boxed{1\,050}.
  2. Chaque terme est obtenu en multipliant le précédent par 1,051{,}05. La suite (vn)(v_n) est donc géométrique, de premier terme v0=1 000v_0=1\,000 et de raison r=1,05r=1{,}05.

  3. L’année 2030 correspond au rang 2030−2010=202030-2010=20. Le terme calculé est donc v20v_{20}. Pour une suite géométrique :

    v20=v0×1,0520=1 000×1,0520≈2 653.v_{20}=v_0\times1{,}05^{20} =1\,000\times1{,}05^{20} \approx\boxed{2\,653}.

Partie C — Lire la dernière colonne

La dernière colonne correspond à n=29n=29, donc au 1er janvier de l’année 2010+29=20392010+29=2039.

À cette date, le premier modèle prévoit 4 100 arbres et le second 4 116 arbres. La seconde forêt compterait donc 16 arbres de plus que la première.